La Mairie

C'est à la suite de l'assemblée constituante de 1790 que fut constituée la commune de Rocheservière et elle eut pour 1er maire, Marie-François Cormier, sieur de la Martinière puis Jean-François Sue, médecin chirurgien. Marie-François Cormier était ingénieur des Ponts et chaussées. C'est lui qui élabora en 1804, à la demande de Napoléon les plans d'une ville nouvelle, la Roche sur Yon appelée alors « Napoléon ».

 

En 1789, Jean-François Sue, oncle du romancier Eugène SUE est élu avec son ami le notable Goupilleau pour représenter la paroisse de Rocheservière à Poitiers. Ils rédigent alors les cahiers de doléances qu'ils amèneront à Poitiers.

 

Mars 1793, la Vendée se soulève. Les premières émeutes dans le canton ont lieu, à St Sulpice-le-Verdon, et à Rocheservière. S'en suit la bataille de Montaigu, et les premières victoires des royalistes.

Républicain convaincu et représentant des républicains dans la commune, Jean-François Sue est menacé, tout comme les notables investis dans la vie municipale. Le maire et tout son conseil sont emprisonnés par les Blancs dans les caves de la mairie avec l'intention de les massacrer le soir même de leur capture. Ils y restèrent 50 jours. Grâce à l'intervention du curé de la paroisse de la Grolle, Julien Mitrecey, Jean François SUE s'échappe et se réfugie à NANTES.

 

Le projet de la mairie actuelle a été conçu par Charles LUBIN de BAUDRY d'ASSON, maire jusqu'en 1830. La construction s'est faite de 1834 à 1836 au prix de 1500 fr. Le lieu était prévu pour une école primaire, une salle de mairie, de Justice de paix, de dépôt de sûreté, ainsi que l'emplacement des halles. Celles-ci étaient réparties de part et d'autre du bâtiment central et un passage assurait la liaison entre les deux. Dans le hall d'entrée, une pierre de seuil porte une inscription en partie illisible et la date de 1604, elle se trouvait au n° 50 de la grande rue.